Dégradation générale de la qualité produit : depuis quand se contente-t-on d’« assez bien » ?

Préférer les économies à la qualité : vos clients risquent ne plus jamais acheter chez vous.

Votre en-cas préféré contient moins de produit qu’avant dans son sachet. Le t-shirt semble plus fin. La nouvelle bouteille a l’air plus élégante, mais elle contient moins.

La dégradation de la qualité des produits peut prendre de nombreuses formes, allant de portions plus petites et d’ingrédients moins chers à des matériaux plus fins et à un service réduit ou simplifié. Elle peut permettre de préserver les marges à court terme, mais les clients remarquent généralement qu’ils en ont moins pour leur argent.

C’est là que l’« assez bien » devient risqué. Ce qui vise au départ à réaliser des économies raisonnables peut rapidement entraîner un problème de qualité, puis un problème de confiance, et à terme, inciter les clients à se tourner vers la concurrence.

Alors, quel est le coût réel pour votre marque quand un produit perd en qualité ? Et à partir de quand les économies réalisées en rognant sur la qualité finissent-elles par coûter plus cher que ce qu’elles permettent d’économiser ?

Points à retenir

  • 82 % des consommateurs américains se disent préoccupés par ce phénomène appelé « shrinkflation », ou réduflation en français, et un sur cinq affirme que cela pourrait les inciter à cesser d’acheter certains produits.
  • Une baisse de qualité dissimulée peut nuire davantage à la confiance qu’une hausse de prix directe, surtout lorsque les marques manquent de transparence.
  • Un bon design doit améliorer un produit, et non chercher à masquer ce qui a été supprimé.
  • 84 % des Américains sont favorables à la mise à disposition d’informations sur les réparations et de pièces détachées, ce qui suggère un réel intérêt pour des produits conçus pour durer.
  • À une époque où tant de choses deviennent plus petites, moins robustes et moins chères, fabriquer un produit de qualité peut être un moyen efficace de se démarquer.

Ça rétrécit sous nos yeux

En 2024, 82 % des consommateurs américains déclaraient être préoccupés par la « shrinkflation ». Parmi les personnes interrogées, 68 % l’avaient remarquée dans les snacks et les bonbons, et une sur cinq indiquait qu’elle était susceptible de cesser d’acheter certains produits.

Et ce n’est pas le fruit de leur imagination. LendingTree a analysé 98 produits du quotidien et a constaté qu’un tiers d’entre eux avait diminué de volume.

La qualité aussi diminue

77 % des Américains déclaraient que les entreprises vendent souvent des produits et des services de moindre qualité tout en pratiquant des prix plus élevés.

54 % affirmaient avoir récemment cessé d’acheter les produits d’une marque parce que la qualité ne répondait pas à leurs attentes.

Réduire légèrement la qualité d’un produit permet d’économiser un peu d’argent, mais perdre un client coûte bien plus cher.

Économiser, c’est petit. La confiance, ça coûte cher.

Les gens n’aiment vraiment pas se faire discrètement escroquer.

Une étude de 2026 sur la « skimpflation » (pratique consistant à réduire la qualité plutôt qu’à augmenter les prix) a révélé que les consommateurs réagissent plus négativement aux baisses de qualité cachées qu’aux réductions de format ou aux hausses de prix directes.

Une hausse de prix est évidente, mais une baisse de qualité peut être perçue comme trompeuse. Cette étude montre aussi que mieux vaut faire preuve de transparence concernant tout changement.

Les marques qui lésinent sur la qualité laissent un arrière-goût amer

Image of Reese's Chocolate packaging
[Image credit: The Hershey Company]

Hershey en a fait les frais en 2026, lorsque Brad Reese, petit-fils du fondateur de Reese’s, H.B. Reese, a critiqué Hershey publiquement pour avoir utilisé des enrobages moins chers dans certains produits. Hershey a affirmé que ses Peanut Butter Cups classiques n’avaient pas changé, mais a annoncé que les produits concernés reviendraient à leurs recettes de chocolat classique en 2027.

L’avis de MOO : Une recette peut être rétablie. Mais rétablir la confiance dans la marque peut prendre bien plus longtemps.

Le design ne devrait pas servir à occulter une baisse de qualité

Un nouveau design devrait améliorer un produit. Il y a quelque chose qui ne va pas lorsque le nouveau design nécessite plus de travail que le produit.

En 2022, PepsiCo a progressivement remplacé la bouteille de 32 onces de Gatorade par un nouveau modèle de 28 onces. Sa forme effilée offrait une meilleure prise en main, mais elle contenait 12,5 % de Gatorade en moins.

A photgraph of two Toblerone bars next to each other
[Image credit: The New York Post]

En 2016, Toblerone a élargi l’écart entre les célèbres pics de chocolat de sa tablette, afin de réduire le poids d’une tablette britannique de 170 g à 150 g et d’éviter ainsi une hausse de prix. Ce qui n’a pas plu du tout aux clients. Deux ans plus tard, Toblerone a repris sa forme classique, cette fois-ci avec une tablette plus grande et un prix plus élevé.

L’avis de MOO : Un bon design peut redynamiser un produit, améliorer son fonctionnement et le rendre plus facile à utiliser. Il ne doit pas servir à détourner l’attention des clients de ce qui manque.

Quand la qualité devient votre avantage concurrentiel

Les gens ne souhaitent pas des produits jetables, c’est tout le contraire. 84 % des Américains sont favorables à l’obligation faite aux fabricants de mettre les informations de réparation et les pièces détachées à la disposition des propriétaires ou des réparateurs indépendants.

Darn Tough Vermont prend cette philosophie au pied de la lettre. Les chaussettes de la marque sont garanties à vie, sans condition. Si vous les usez jusqu’à ce qu’elles se trouent, l’entreprise vous les remplacera. Mieux encore, les chaussettes renvoyées servent à la recherche et au développement : Darn Tough étudie les traces d’usure et met à profit ces informations pour améliorer ses produits.

A phot of Darn Tough Socks
[Image credit: Trek and Mountain]

Et puis il y a Patagonia. Son programme « Worn Wear » a permis d’éviter que plus de 583 000 articles ne finissent en décharge, grâce à plus de 100 guides d’entretien et de réparation.

Ces promesses de qualité, les clients peuvent réellement les mettre à l’épreuve. Elles donnent également aux deux marques une raison très convaincante de ne pas lésiner sur la qualité.

L’avis de MOO : En faire moins. Mais le faire très bien. La qualité donne aux gens une raison de conserver et de réparer un produit plutôt que de le remplacer.

La preuve réside dans le produit

An orange Water Bottle being opened by someone

La qualité transparaît à chaque point de contact physique entre un client et votre marque. La carte de visite que vous remettez. L’emballage qu’il ouvre. La gourde qui finit sur son bureau. Si ces objets ont l’air fragiles ou conçus pour être rapidement remplacés, cela en dit long.

C’est pourquoi l’esthétique ne doit jamais être négligée, et pourquoi chaque détail mérite qu’on s’y attarde.

Chez MOO, la qualité réside dans le papier, l’impression, la finition et le contrôle final. À une époque où tout devient plus petit, moins robuste et moins cher, fabriquer un produit avec soin peut être un moyen efficace de se démarquer.

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